Le flou est réel
La FMH est géniale. Pas de trafic. Un pyjama pour toujours. Horaires flexibles. Mais ensuite le silence frappe.
Pas un silence paisible. Vide Silence. Les jours commencent à se fondre les uns dans les autres. Mardi? C’était mardi ? La lente panique s’installe. Vous n’avez pas eu de véritable conversation avec un être humain depuis hier matin. Ou peut-être mercredi.
J’y suis allé. Le mode de vie du travail à distance commence à ronger votre santé mentale. Lentement. Tranquillement. Voici ce qui arrête la pourriture.
“De courtes promenades améliorent considérablement l’humeur juste après la marche, par rapport au fait de rester assis à l’intérieur sans regarder rien.”
Sortez. Sérieusement.
Dix minutes. C’est tout.
Éloignez-vous de l’écran. Marcher. N’importe où. Peu importe si l’itinéraire est ennuyeux ou si le sentier est pittoresque. Bougez simplement. Des études indiquent que cela change immédiatement la façon dont vous vous sentez par rapport au simple repos à l’intérieur.1 Votre cerveau se réinitialise. Vos yeux ne vous font plus mal.
Je l’ai essayé un jour alors que je me sentais lent comme l’enfer. Je ne voulais pas regarder en arrière. Dix minutes, c’est une assurance bon marché pour votre santé mentale. Même les jours de chaos.
Choisissez un coin. Réclamez-le.
Travailler depuis le lit ? Depuis le canapé ? Arrêt.
Votre cerveau est stupide, en quelque sorte. Cela confond les espaces. Si vous répondez aux e-mails là où vous dormez, vous ne dormez plus correctement. Si vous travaillez sur le canapé où vous faites la sieste, la sieste est gâchée. Vous mélangez les signaux.
Obtenez une place dédiée. Même une seule chaise. Un coin d’une cuisine. Quand vous êtes assis là, vous travaillez. Quand tu pars ? Le travail se termine. Fermez physiquement l’ordinateur portable. Quittez la zone. Que la maison redevienne une maison. Pas un bureau avec une meilleure décoration.
Changer de décor
Il faut parfois fuir les lieux.
Cafés. Bibliothèques. Espaces de coworking. La table de cuisine d’un ami. Faire cela plusieurs fois par semaine est étrangement puissant. Pourquoi?
- La nouveauté vous réveille. De nouvelles images signifient que votre cerveau doit traiter quelque chose de nouveau. Cela chasse la fatigue.
- Les autres personnes sont de bonnes vibrations. Être à proximité d’étrangers, même silencieusement, procure ce léger bourdonnement social qui manque à un appartement vide.
- Boost d’énergie. Vous quitterez souvent une bibliothèque plus énergique qu’au début.
Pas de budget pour WeWork ? Prenez une carte de bibliothèque. Apportez un point chaud sur le banc du parc. Quittez simplement la maison. L’environnement façonne l’ambiance.
“L’isolement social est un facteur de risque indépendant de mauvais résultats pour la santé.”
Voir un visage humain
Le travail à distance mange votre vie sociale. Lentement. Vous ne le remarquez que lorsque vous réalisez que vous n’avez pas vu une personne qui ne fait pas partie de votre famille depuis quatre jours.
Pas de discussions dans les couloirs. Aucun déjeuner ne se déroule avec l’équipe. Les interactions accidentelles disparaissent. Et l’isolement n’est pas seulement un sentiment de solitude. Cela entraîne de pires résultats en matière de santé.2
Vous devez vous battre pour votre calendrier. Un plan par semaine. Obligatoire.
Dîner avec un ami. Un cours de yoga. Un appel téléphonique où personne ne parle de KPI. Restez simple. Mais rendez-le réel. Voix à voix ou face à face. Rappelez-vous que le monde existe au-delà du rayon Wi-Fi.
Maintenir l’équipe en vie
Ne laissez pas Slack devenir un simple système de tickets pour les demandes de travail.
Les relations ne se produisent pas uniquement en ligne. Il faut pousser pour cela. Réagissez à un message. Envoyez un mème à la chaîne #random. Demandez comment s’est passé le week-end de quelqu’un. C’est petit. C’est important.
La recherche montre que le soutien social des collègues3 est essentiellement l’antidote au piège de l’isolement. Si vous ignorez vos coéquipiers dans l’éther numérique, la journée de travail devient un désert solitaire. Ne laissez pas cela arriver. Un peu de présence fait beaucoup de chemin.
Pas de ligne d’arrivée
Ce n’est pas une solution miracle. Il n’existe pas de pilule magique pour lutter contre le blues de la FMH.
Ce sont des habitudes. De petites habitudes ennuyeuses et répétitives. Marchez pendant dix minutes. Dégagez votre bureau. Envoyez un SMS à votre ami. Présentez-vous dans le chat.
Ils s’additionnent. Pas parfaitement. Pas dramatiquement. Mais de quoi rendre vivable les trois prochaines années.
