Des procès s’annoncent pour la lutte contre Ebola au Congo

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C’est la première fois depuis le début de cette épidémie. De multiples essais cliniques sont en cours ou sur le point de le faire en République démocratique du Congo. Ils testent de nouvelles thérapies. Le but est simple, la survie.

La souche actuelle est l’espèce Bundibugyo. Bundibugyo. Il n’existe aucun vaccin approuvé pour cela. Pas non plus de thérapies qui arrêtent la propagation. Ce virus a été un cauchemar à contenir. Le CDC dénombre plus de 500 morts confirmés et 1 561 cas. Les chiffres ne cessent de grimper.

Le conflit armé fait obstacle. Déplacement. Attaques contre des centres de santé. La recherche des contacts est presque impossible dans les endroits où la confiance est faible. Le playbook habituel ne fonctionne pas.

Nous essayons donc l’approche de la blouse de laboratoire.

Les drogues

Deux candidats principaux : MBP-134 et remdesivir. Les essais les testeront seuls. Et ensemble, comme un coup de poing combiné. Ensuite, il y a l’obeldesivir, une pilule antivirale orale. Celui-ci est destiné à la prévention, empêchant les personnes qui ont été exposées de tomber malades. C’est une collaboration. L’OMS, le CDC Afrique, les universités et les organisations à but non lucratif sont tous impliqués.

La science est compliquée, mais dans les zones de guerre, c’est peut-être la seule chose qui reste en ordre.

MBP-134

Il contient deux anticorps monocloniques largement neutralisants. Ils recherchent spécifiquement le virus Bundibugyo. Ils se lient à la glycoprotéine de surface. Cela empêche le virus de pénétrer dans les cellules humaines. En même temps, il appelle le système immunitaire à éliminer les personnes infectées. Les premières données semblent bonnes. Une thérapie intraveineuse pourrait réellement aider.

Remdésivir

Vous connaissez le nom grâce à d’autres titres. Il touche un large éventail de virus : COVID-19, hépatite C Marburg Ebola. Il pénètre dans la cellule infectée. Arrête la réplication génétique. Ralentit la production de nouveaux virus. Donne une marge de manœuvre au système immunitaire. Il a cependant échoué contre l’espèce Ebola du Zaïre. Mais l’échec n’est pas définitif. L’espoir demeure pour Bundibugyo. Surtout si vous l’associez au MBP-130.

Obeldésivir

La prévention est importante. La prophylaxie post-exposition empêche les contacts étroits de tomber malades. L’essai utilise une pilule orale. Mécanisme similaire au remdesivir mais plus facile à prendre. Deux fois par jour pour les personnes exposées. Une logistique simple pourrait sauver des vies.

Les obstacles

Le plan inscrit au moins 1,00 personnes. Les chiffres finaux dépendent de la vitesse à laquelle le virus se propage. Cela prend des mois. Examens réglementaires. Recrutement. Preuve statistique. Analyse des données.

Le recrutement est la partie la plus difficile. Les gens ne se portent pas facilement volontaires lorsqu’il y a des combats autour d’eux. Les troubles politiques ajoutent aux frictions. La confiance est fragile. Pouvez-vous convaincre quelqu’un de participer à une étude alors que sa maison risque d’être bombardée demain ? Peut être.

Pas une finition soignée

Si ces essais fonctionnent, ils constitueront les premiers traitements fondés sur des preuves contre le Bundibugyo. Des années d’investissement scientifique portent leurs fruits. La collaboration mondiale accélère la réponse. Les citoyens de la RDC pourraient avoir un peu de répit.

Cela pourrait changer la façon dont nous nous préparons pour la prochaine fois. Cela ne réglera pas le conflit. Ou le déplacement. Mais cela donne aux médecins autre chose à essayer. Nous attendrons.