La classe révolutionnaire de médicaments GLP-1, dont Ozempic et Mounjaro, a considérablement amélioré le traitement du diabète de type 2 et de l’obésité. Aujourd’hui, de plus en plus de preuves suggèrent que ces médicaments pourraient également changer la donne pour les personnes atteintes de diabète de type 1, même s’ils n’ont pas encore l’approbation de la FDA pour cette maladie. Bien que les avantages potentiels soient importants, des risques sérieux existent, ce qui rend un examen attentif essentiel.
Le problème négligé du poids dans le diabète de type 1
Traditionnellement considéré comme une maladie des personnes minces, le diabète de type 1 se superpose de plus en plus à l’obésité, en raison de la gestion moderne de l’insuline et du glucose permettant des régimes alimentaires moins restrictifs. Cela crée une combinaison dangereuse : les complications de santé liées à l’obésité, comme les maladies cardiovasculaires et la résistance à l’insuline, aggravent les défis existants dans la gestion du diabète de type 1. Dans certains cas, les patients développent un « double diabète », présentant à la fois des caractéristiques de type 1 et de type 2. Cela rend cruciale une gestion efficace du poids.
Comment fonctionnent les GLP-1 : au-delà de la glycémie
Les agonistes du GLP-1 (sémaglutide, tirzépatide) ciblent à l’origine la régulation de la glycémie, mais leur efficacité pour favoriser la perte de poids est révolutionnaire. Des études menées par le Dr Satish Garg de l’Université du Colorado montrent que ces médicaments peuvent produire des bénéfices substantiels chez les patients de type 1 qui sont également en surpoids. Les résultats sont frappants :
- Perte de poids importante : Les participants ont perdu en moyenne 18,5 % de leur poids corporel (46,5 livres) sur un an, certaines personnes perdant plus de 200 livres.
- Amélioration du contrôle de la glycémie : Les niveaux d’A1C ont chuté de 0,67 % et la glycémie moyenne a diminué de 23,5 mg/dL.
- Besoins réduits en insuline : Les patients avaient besoin de jusqu’à 24,7 unités d’insuline de moins par jour.
Cela se traduit par un meilleur contrôle de la glycémie, une réduction des fluctuations de la glycémie et un aplatissement du chaos métabolique. Cependant, ces avantages s’accompagnent de dangers bien réels.
Les risques : hypoglycémie et acidocétose diabétique (ACD)
Les GLP-1 sont des médicaments puissants présentant des risques uniques pour les diabétiques de type 1. Les deux dangers les plus critiques sont l’hypoglycémie grave (hypoglycémie) et l’acidocétose diabétique (ACD). Les deux peuvent être mortels sans intervention rapide.
- Risque DKA : Les effets secondaires tels que les vomissements et la diarrhée peuvent provoquer une déshydratation, ce qui, à son tour, augmente le risque d’ACD en raison d’un déficit critique en insuline.
- Risque d’hypoglycémie : Les GLP-1 améliorent la sensibilité à l’insuline qui, si elle n’est pas soigneusement gérée avec des doses d’insuline réduites, peut entraîner une hypoglycémie dangereusement basse.
Les études du Dr Garg impliquaient une surveillance étroite avec des glucomètres continus, un niveau de soins non accessible à la plupart des patients. Sans une telle surveillance, le risque de complications graves augmente fortement.
Dosage et mise en œuvre sûre : une zone grise
Les doses standards de GLP-1 ne sont pas optimisées pour les diabétiques de type 1. Des doses plus faibles et un titrage plus lent sont essentiels pour minimiser les risques, mais les fabricants ne proposent pas de formulations sur mesure. Certains cliniciens conseillent de « compter les clics » sur les stylos injecteurs pour administrer de plus petites quantités, une pratique non approuvée par les organismes de réglementation.
Le Dr Garg recommande de réduire l’insuline de 20 % au début du traitement au GLP-1 et de procéder à un ajustement supplémentaire à mesure que la dose augmente. Il suggère également que les patients disposent de médicaments de secours au glucagon et surveillent de près les niveaux de cétone. Ces recommandations sont basées sur l’expérience clinique plutôt que sur des études rigoureuses à long terme.
Utilisation à long terme et perspectives d’avenir
Bien que certains patients puissent éventuellement abandonner le GLP-1 après avoir atteint leurs objectifs de perte de poids, il est fort probable qu’ils y resteront indéfiniment. Les premières études suggèrent que l’arrêt du traitement entraîne une reprise de poids dans presque tous les cas. Les effets à long terme des GLP-1 sur le diabète de type 1 sont inconnus, car aucune étude approfondie n’a été menée.
Malgré les inconnues, les patients suscitent un optimisme croissant. Une enquête récente montre que ceux qui utilisent des GLP-1 pour le diabète de type 1 sont nettement plus positifs quant à l’avenir de leur traitement. Ce médicament change des vies, mais seulement s’il est utilisé avec précaution et sous surveillance médicale.
La situation actuelle est insoutenable : les prestataires de soins manquent de directives claires et les médicaments sont utilisés sans une compréhension suffisante de leurs conséquences à long terme. Des études appropriées sont nécessaires de toute urgence pour affiner les protocoles et garantir une mise en œuvre sûre et efficace. L’avenir du traitement du diabète de type 1 pourrait bien en dépendre.




















